FUERO

HENDAYE
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FUERO

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Hondarribia Chateau fort de Charles Quint
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Canon construit en 1449 par Philippe le Bon
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Une même pièce à deux faces l’avers et le devers ou le coté pile et le coté face . A l’image de cette pièce de monnaie ce réçit se divise en deux parties
1 L’HISTOIRE DE HENDAYE, déjà écrite, celle des Rois, des Reines, des guerres , des traités ou des événements dont les hommes et les femmes de ce pays ont été totalement absents.
2 L’HISTOIRE DES GENS de Harri Zabaletta , Zubernoa, Caneta,Irandatz ,Ondaraitz.
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FONTARRABIE et HENDAYE
Au début du 13 ème siècle trois Royaumes l’Aragon, la Navarre et la Castille sont en conflit permanent, et, ensemble en guerre contre le Maure
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Les ADVERSAIRES
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Le roi de Navarre
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sceau du roi Sanche VII de Navarre – le fort –
(1170-1234 )
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Le roi de Castille
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1158/1214
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Lorsque de roi de Navarre passe au Maroc ou il prétend épouser la fille de Jacob Aben Juceph, qui lui avait promis de céder en faveur de ce mariage les domaines qu’il avait en Espagne.
Tout alla bien différemment.
Hélas, le roi du Maroc étant mort, non seulement son fils ne voulu pas abandonner ce qu’il possédait en Espagne, mais il retint le roi de Navarre sous prétexte que son secours lui était nécessaire pour réduire les rebelles d’Afrique.
Lorsque au bout de deux ans ce malheureux revint dans ses Etats , il trouva que le roi de Castille Alphonse VIII avait envahi , avec la complicité de l’Aragon une partie de ses provinces d’Alava, de Biscaye et du Guipuzcoa .
Cette conquête se fit sans trop de heurs, néanmoins le roi de Castille chercha t-il à se concilier cette nouvelle population. C’est ainsi qu’il accorda à Donostia et à Fuenterrabia des  » fueros « . C’est à dire qu’elles eurent le privilège de devenir « Villes » avec tous leurs droits et leur devoirs.
Ces privilèges ou  » fueros « , d’abord propres à la ville de Saint-Sébastien, furent étendus à Fontarrabie par le roi de Castille don Alphonse VIII, le 18 avril 1203 .
Ces fameux  » Fueros  » enmèneront avec eux, entre Hendaye et Fontarrabie, le malheur, la désolation, la violence, les meurtres, et ce pendant près de 7 siècles.
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4 Voyons ces FUEROS

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Moi Alfonse, par la grâce de Dieu , roi de Castille et de Tolède, avec mon épouse Aliénor et mon fils Ferdinand , je fais connaître ce qui suit à ceux qui sont présents et à ceux qui viendront après eux.
Je vous donne et concède pour le présent et le futur, à vous Conseil de Fontarabie; et ce à perpetuité les fors de Saint Sébastien. Je vous donne et concède aussi les lieux qui suivent.
Ceux qui vont de la rive de Iarcen ( Inavan) à la rive de Fontarrabie et de la Pena de Aia jusqu’à la mer et de Lesaca jusqu’à la mer ,de Belfa jusquà la mer et limite d’Irun avec tous ceux qui y habitent .
Je vous donne aussi Guillermo de Lançon et ses compagnons afin qu’ils soient vos administrés et je vous concède le port d’Asturriaga à perpétuité . Par pacte vous vous engagez à donner chaque année 50 maravedis pour ce port. Et j’ordonne fermement que personne n’ait l’audace de faire paître des troupeaux sur votre territoire sans votre consentement, et que vous soyez libres de tout péage dans mon royaume.
Si quelqu’un avait l’audace d’enfreindre ou de retrancher quelque chose à notre désir, qu’il encoure toute la colère de Dieu tout puissant et qi’il soit obligé de verser comme caution 500 pièces d’or au trésor royal et que le dommage qu’il vous aurait fait, il le répare en donnant le double .
Charte donnée à Palencia le 18 avril 1241 et moi le roi Alfonse régnant sur la Castille et sur Tolède que j’ai signée de ma main, je lui donne autorité et je la confirme.
Traduction « Philippe Beitia »
Fuenterrabia devenait propriétaire en totalité,de la BIDASSOA jusqu’à la limite des hautes eaux, ainsi que de la Baie de TXINDUDI ,
Le Roi de Castille donnait à Fontarrabie ce qui ne lui appartenait pas .
Il est évident que les Hendayais ne l’accepteront jamais
Une guerre incessante et meurtrière venait de commencer .

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A peine quelques maisons avaient-elles été bâties sur la rive
française de la Bidassoa que Fontarabie, jalouse de ses droits,
fit sentir sa toute-puissance aux quelques pêcheurs labourdins
qui se hasardèrent à naviguer dans la baie.
Il dut y avoir, de la part des Hendayais, quelques vives protestations suivies très probablement d’un appel au roi de France, mais rien ne nous permet de préciser ces faits.
Une tour dut être construite dès 1455 environ, soit sur l’emplacement actuel du port de Hendaye,
soit sur celui du fort aujourd’hui en ruines qui fut construit en
1665
Toujours est-il que, le 28 septembre 1458, Henri IV de
Castille écrivait au corregidor de Guipûzcoa, D. Juan Furtado de
Mendoza, que, malgré ses instances auprès du roi de France, la
tour de Hendaye allait être achevée et qu’en présence d’une
telle provocation, il fallait, de la part de Fontarabie, une attitude
plus qu’énergique.
Tout Français devait, à son passage sur la rive espagnole, en faire la déclaration à l’alcalde du lieu où il débarquait, lequel transmettait à ses collègues des villes voisines ,la promesse faite sous serment par le Français de se bien conduire et de respecter les lois du pays.
Si le Français causait quelque dommage, nul besoin n’était de le juger, il fallait le tuer sur le champ ; et non seulement le roi conseillait à ses sujets cette mesure violente, mais encore il la leur ordonnait.

Le mandement royal fut lu sur la place publique de Fontarabie
et les pêcheurs de Hendaye et des autres villages labourdins
se rendirent compte ainsi que le séjour dans la ville guipuzcoane
pouvait devenir dangereux.

Il dut y avoir — là encore, malheureusement, nous manquons
de données certaines — une résistance assez vive de la
part des habitants de Hendaye et d’Urrugne, d’ailleurs excités par
le sire d’Urtubie, tout-puissant alors sur la rive française du fleuve.
Le corregidor, effrayé de la révolte générale des Labourdins , des
altercations sanglantes se produisirent sur la Bidassoa, et fit
poster aux environs d’Irun, dans la tour dite de  » Guardiagana, »
une troupe de mille fantassins .
Cet état de défiance et de perpétuelles menaces ne pouvait
durer longtemps.
Au mois de novembre ou de décembre suivant,
Charles VII et Henri IV, de commun accord, résolurent
de régler les différends entre Labourdins et Guipuzcoans, au
moyen d’une commission mixte, inaugurant ainsi un système
qui sera fréquemment employé par la suite, avec aucune
efficacité d’ailleurs.
La commission fut composée de délégués de Castille et de
Guipuzcoa, d’une part — c’étaient le Docteur Fernan Gonzales.
de Toledo, habitant de Valladolid, le Docteur Diego Garcia de
Burgos, habitant de Salamanque, le Docteur Palos de Ondarroa délégués de France et de Guyenne, d’autre part, — c’étaient
Me Martin, habitant et chanoine de Dax, et Me Nates, de Dax également, concernés.
Les commissaires, assistés de deux notaires royaux, déclarèrent
que toutes les terres recouvertes par le fleuve depuis
Endarlaza jusqu’au cap du Figuier appartenaient au roi de
Castille et décidèrent qu’un mât de pin destiné à délimiter la
frontière entre les deux royaumes serait placé à Ondaraltzu, sur
la pointe actuelle d’Ondarraïtz, qui devait s’étendre alors moins
loin vers la barre du Figuier.
La sentence fut transcrite sur parchemin par les soins de Juanot de Vera, alcalde de Fontarabie,
et placée dans les archives de la ville où elle fut brûlée lors du
terrible incendie de 1498 .
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la lutte est engagée
à la recherche de la liberté
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LA BIDASSOA
Ce voyage, tout le long de la Bidassoa, cette eau , tantôt torrentueuse, tantôt frémissante, et enfin assagie par la marée montante, cette verdure envahissante, et ces petits villages traversés, colorés , aux facades habillées dans un style familier , laisse une impression de beauté tranquille, d’une harmonie ou il fait bon vivre.
Un fleuve à l’eau claire, poissonneux à l’extrême, des truites , de rivière ou de mer, , des vairons, des goujons, des anguilles et leurs alevins et enfin le saumon qui traverse l’atlantique, remonte la rivière pour venir y pondre ses oeufs
. Il y avait tellement de poisson et il était si facile à pêcher, que s’ils n’y prenaient garde, les travailleurs journaliers en avaient aux deux repas de la journée. Aussi lors des contrats passés entre employeurs et domestiques, ces derniers faisaient bien préciser le nombre de journées de la semaine à ne pas dépasser pour la consommation de ce saumon.
Et pourtant la la Bidassoa n’aura jamais été un  » long fleuve tranquille ».
Nous verrons plus tard comment cette abondance aura pu nuire aux relations entre nos deux cités.

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LE SAUMON
Les NASSES
en travers de la Rivière
Le PRIEURE-HOPITAL de ZUBERNOA,
résulte de la création de laChapelle de l’Hôpital Saint Jacques en 1149, qui se convertira en paroisse, et comprendra aussi le lieu de Biriatou avec son église.
Sur le document de création figurent les noms de Guillaume de ZUBERNOA (sur les terres duquel se plaçaient hôpital et chapelle ) et Bertrand d’IRANDATZ propriétaires respectivement des domaines du même nom
Ses fondateurs le voulurent là parce qu’il commandait le point le plus étroit du passage de la rivière , non seulement par ses riverains des deux bords ( qui en firent usage jusqu’au XX ° s ) , mais aussi par les pélerins visant Fontarrabie et la route de la côte cantabrique .
Servir les uns et les autres entrait pleinement dans la vocation de ces religieux hôspitaliers.
D’ailleurs pour assurer leur propre subsistance et celle de leurs hôtes, ainsi que pour pourvoir aux dépenses d’entretien de la maison du prieur et de l’hôpital, ils jouissaient de biens étendus, que le manuscrit de 1305 énumère
<< l’annexe de Biriatou, son moulin, sa nasse, ses dimes et droits, ses champs, paturages , forêts, bois, terres cultes et incultes, ses péages, ports ou passages de Hendaye à Fontarrabie, de Béhobie à Irun, privilèges de chasse et de pêche , ses maisons et tous autres biens , fruits et revenus, questes, cens et appartenances >>
Plus tard quand le roi de ,Castille décrétera que cette riivière lui appartient en propre,Fontarrabie téméraire et obstinée créera sa propre nasse au premier passage des saumons ,
l’irracible seigneur d’Urtubie qui n’avait jamais admis la prééminence de son adversaire , créera son propre barrage.
Trois nasses, Celles de Zubernoa, de Fontarrabie, d’Urtubie, Première cause des multiples conflits qui prendront naissance.
Et de Hendaye, isolée, il n’en fut jamais question !
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PROJET DE DEFENSE
LA TOUR DE MUNJUNITO
Pour faire rentrer dans l’ordre et surtout pour doter le Bourg d’un système de défense face au fort de Fontarrabie, les rois avaient recours à  » l’ultima ratio  » : au canon .
Dès le 15ème siècle une tour dite de Munjunito, d’élevait près du port de Caneta ; une carte de 1680 la situe encore, bien qu’elle ait été désarmée en 1609.
En 1521, après d’être emparé de Fontarrabie, l’Amiral Bonnivet la jugea insuffisante et fit construire plus loin, par ses troupes une autre tour fortifiée.
Au cour de la guerre de 1636, cette fortification joua pleinement son rôle d’observatoire et concourut à la victoire maritime remportée par notre flotte.
L’expérience ayant prouvé qu’a ce rôle devait s’ajouter celui d’une défense renforcée, la principale de ces tours fut remise en état en 1664 et armée de canons servis par 30 hommess du roi.
Pour autant l’ouvrage n’apparut pas bien redoutable à Louis de Froidour, qui voyageant par ici en 1672 nous a laissé une déclation succinte, mais précise et imagée .
 » Le fort de Hendaye n’est à proprement parlé, qu’un pigeonnier, une tour carrée sans autre bâtiment. Au fond une chambre pour les munitions; au dessus, la chambre du commandant et des officiers, plus haut celle des soldats. Au dessus une plateforme et 4 guérites avec des canons.Il y a en bas du côté de la rivière ou de la mer une petite plate-forme ou il y a du canon et celà regarde Fontarrabie et est comme une vedette pour voir ce qui se passe. « . Pour grimper aux étages une échelle en bois . escamotable. Il était également sur la côte deux batteries qui furent installées au 18° siècle ; la première en 1757, par le duc de Tresmes pès de Larretchéa la seconde en 1788 dite d’Armatonde à la hauteur de Nekaoenia.
Hendaye avait bien le port de Harri Zaballetta, mais était sous une surveillance dont les détails sont connus.,
Quant à nos marins, leurs bateaux les attendait à SaintJeandeLuz
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TRAITE DES PYRENEES
Ile de la Conférence le 7 novembre 1659

Le 7 novembre 1659, un traité inespéré met fin à l’interminable guerre qui oppose depuis 1635 la France aux Habsbourg d’Espagne. Il consacre la prééminence de la France en Europe.
Ce traité des Pyrénées est l’oeuvre du cardinal Jules Mazarin, Premier ministre du jeune Louis XIV (21 ans). Il réconcilie les deux principales puissances d’Europe, entrées en guerre l’une contre l’autre un quart de siècle plus tôt !
Il est signé sur l’île des Faisans, au milieu de la rivière Bidassoa qui sépare les deux pays.
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Hendaye va être le témoin d’événements les plus grands de conséquences pour la paix de l’Europe, l’élaboration du traité des Pyrénées, en 1659, et l’entrevue de la Cour deFrance et de la Cour d’Espagne, en 1660.
Lors de la conclusion du traité de Wesphalie qui mit fin à la guerre de Trente Ans, les négociations, en vue de la paix, n’aboutirent pas avec l’Espagne.
Il fallut encore plus de dix ans de luttes et de négociations pour pouvoir arriver à une entente.
Mais, après la bataille des Dunes (1658) et la prise de Dunkerque, qui livra les Flandres à l’armée française, l’Espagne, déjà aux prises avec de sérieuses difficultés dans le Milanais et avec le Portugal, se montra mieux disposée aux accomodements.
Aussi les négociations ne tardèrent-elles pas à entrer dans une phase plus active et, dès le commencement de l’année 1659, Don Antoine Pimentel, ambassadeur d’Espagne et le marquis de Lionne, pour la France, avaient arrêté les grandes lignes d’un traité de paix. Mais il était réservé aux premiers ministres des deux monarchies, le cardinal Mazarin et Don Luis de Haro, de convertir ce projet en un traité définitif.
On désigna, comme lieu des conférences, la petite île dont il a.déjà été question.
Le cardinal, parti de Paris le 24 juin 1659, arrivait à Saint-Jean-de-Luz le 28 juillet accompagné du duc de Créquy, du ministre d’Etat de Lionne, des maréchaux de Villeroy, de Clerambault, de la Melleray, du commandeur de Souvray et d’une cinquantaine de grands seigneurs. Son équipage était magnifique.
En plus de cent-cinquante personnes de livrée, il y en avait autant composant sa suite, plus une garde de trois cents fantassins, vingt-quatre mulets avec des housses brodées de soie,huit chariots à six chevaux pour ses bagages, sept carosses pour sa personne et quantité de chevaux de main.
De son côté, le ministre espagnol était arrivé à Saint-Sébastien avec un équipage pouvant rivaliser avec celui de Mazarin.
Après des pourparlers assez longs sur des questions d’étiquette qui avaient une importance capitale à cette époque, on fixa la première entrevue au 13 août.
L’île avait été somptueusement aménagée. Dans la salle destinée aux conférences, des deux côtés de la ligne imaginaire qui la divisait par le milieu, étaient disposés deux tables pareilles, deux fauteuils pareils et, un peu plus loin, la même disposition pour les secrétaires.
Deux ponts de bois permettaient les communicationsavec les rives du fleuve.
Au jour fixé, le cardinal arriva en somptueux équipage. Trente carosses, attelés de six chevaux chacun, le portaient lui et sa suite. Ils étaient précédés et suivis par des gardes à pied et àcheval vêtus de casaques d’écarlate aux armes de leur maître.
Mazarin mit pied à terre et s’engagea sur le pont entre les haies formées par ses gardes et deux cents mousquetaires.
Un quart d’heure après, don Luis de Haro se présenta, accompagné, lui aussi, de soixante personnes dont plusieurs grands d’Espagne et escorté par deux cents cuirassiers.
Le coup d’oeil des rives du fleuve couvertes de troupes et d’une foule considérable était des plus beaux.
Il y eut vingt-quatre conférences pendant lesquelles les Français et les Espagnols firent connaissance et furent remplis de prévenances les uns pour les autres.
Au cours de la dernière
entrevue, le 7 novembre, le traité fut signé , pour autant Hendaye oubliée !
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Le Traité des Pyrénées prévoyait aussi d’ultérieures réunions pour traiter de la délimitation frontalière entre les deux royaumes,
au niveau des Pyrénées et de la Bidassoa.
Les commissaires des deux pays, qui se réunissent sur l’Ile des Faisans, n’arrivent pas à se mettre d’accord, et
les différends Hendaye-Fontarabie continueront
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Le traité des Pyrénées fut un bienfait pour les riverains de la Bidassoa qui avaient tant souffert des hostilités entre la France et l’Espagne. Depuis lors jusqu’aux guerres de la Révolution,c’est-à-dire pendant plus de 130 ans, ils ne connurent plus les horreurs de la guerre. Au contraire, les bonnes relations qu’ils entretenaient avec leurs voisins furent une cause de prospérité relative.
. Au commencement du XVIIIe siècle on constate l’apparition d’un seul quartier nouveau dans les environs du prieuré de Subernoa.
Mais les divers documents sur l’importance d’Hendaye à cette époque ne concordent pas. D’après les uns, la chapelle du prieuré était très fréquentée par les habitants des maisons voisines. On
y aurait compté quatre cents communiants. D’autres évaluent à trois cent cinquante seulement le nombre total des habitants en 1726. Quoiqu’il en soit, ceux-ci ne firent guère parler d’eux et
vécurent d’une vie uniforme et peu agitée qui fait penser que,comme les peuples heureux, ils n’eurent pas d’histoire.

1659 Pour signer la paix, le roi d’Espagne consent que la frontière coupe en deux l’île des Faisans, au milieu de l’eau, et le traité du 7 novembre est ratifié par les rois le 6 juin 1660 avec un article secret N° 8 nommant du reste le maréchal duc de Gramont, gouverneur de Bayonne, et le baron de Batteville, capitaine général de Guipuzcoa, pour un accord frontalier plus précis.
La solution du litige entre Hondaribia et Hendaye n’avait pas encore été trouvée
Le traité prévoit le mariage du jeune roi de France avec l’infante Marie-Thérèse d’Autriche, fille du roi d’Espagne.
En guise de dot, l’Espagne apporte à la France le Roussillon, la Cerdagne, l’Artois et plusieurs places fortes en Flandre et en Lorraine : Gravelines, Thionville, Montmédy, Mariembourg et Philippeville. Le duché de Lorraine, amputé, est occupé par des garnisons françaises.
À noter que Philippe IV a fait inclure dans le traité la restitution au Grand Condé de ses titres et de ses biens.
C’est pour le prince, coupable d’avoir combattu Louis XIV au cours de la Fronde, le début d’un retour en grâce.
L’année suivante, comme prévu, les futurs époux se rencontrent à Saint-Jean-de-Luz. Leur mariage est célébré le 9 juin 1660 par l’évêque de Bayonne dans une atmosphère de liesse. Il se soldera par six naissances… et d’innombrables infidélités du Roi-Soleil.
Selon les termes du traité, Marie-Thérèse renonce pour elle et ses descendants à ses droits sur la couronne d’Espagne «moyennant» le paiement d’une dot confortable de 500.000 écus. Or, l’habile Mazarin sait que l’Espagne n’aura jamais les moyens de payer cette dot.
Mais elle obtint que le roi signe la naissance réelle de Hendaye.
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Traité pour déterminer la frontière depuis l’embouchure de la Bidassoa
On a vu qu’une fois de plus les Hendayais ne recueillirent de ce traité d’autres avantages que le souvenir des fastes historiques qui se déroulèrent sur leur territoire et qu’ils durent attendre vingt ans encore la reconnaissance du droit de libre navigation sur la Bidassoa.
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traités de Bayonne en 1856 – 1858
pour que la paix entre Hendaye et Fontarrabie soit définitive
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1660 Philippe IV d’Espagne Marie Thérèse, sa fille Anne d’Autriche, sa sœur Louis XIV de France, à marier à sa cousine.
Le 3 juin, en présence de Philippe IV, mariage par procuration de l’infante à Fontarabie. Le 6 juin, signature de la Paix des Pyrénées par les deux rois, en la somptueuse barraque de l’île des Faisans.
Le 7 juin, réunion des deux rois et des deux reines dans la même barra­que au milieu de la Bidassoa. Le 9 juin, mariage.

.LES TRAITES DE BAYONNE
SUITE ET FIN
DU TRAITE DES PYRENEES
conclus le 2 décembre 1856 le 14 avril 1862 et le 26 mai 1866
entre la France et l’Espagne faisant suite au Traité des Pyrénées (signé le ( signé le 7 novembre 1659 ) dont il précise certains points : il détermine plus précisément la frontière depuis l’embouchure de la Bidassoa jusqu’au point où confinent le département desBasses Pyrénénées l’Aragon et la Navarre ceci afin de remédier aux difficultés rencontrées depuis 200 ans. !
« Napoléon III Empereur des Français, et Isabelle II reine des Espagnes, voulant consolider et maintenir la paix et la concorde entre les populations , voulant consolider la paix et la concorde entre les deux Etats habitant la partie de la frontière qui s’étend depuis le sommet d’d’Analarra où confinent les départements des Basses Pyrénées, de l’ Aragon et de la Navarre, jusqu’à l’embouchure de la Bidassoa, dans la rade du Figuier, et prévenir à jamais le retour des conflits regrettables qui, jusqu’à l’ouverture des présentes négociations, ont eu lieu à de différentes époques sur plusieurs points de cette frontière par suite de l’incertitude qui a régné jusqu’à présent au sujet de la propriété de quelques territoires et de la jouissance de certains privilèges que les frontaliers des deux pays revendiquaient comme leur appartenant exclusivement, et jugeant que, pour atteindre ce but, il était nécessaire de déterminer, d’une manière précise, les droits des populations frontalières, et en même temps les limites des deux Souverainetés, depuis l’extrémité orientale de la Navarre jusqu’à la rade du Figuier, dans un traité spécial, auquel devront se rattacher plus tard les arrangements à prendre sur le reste de la frontière depuis le sommet d’Analarra jusqu’à la Méditerranée »
En 1856, la Convention signée à Bayonne et confirmée en 1859, précise que
1° la frontière sera exactement fixée, non plus au milieu de la rivière, mais au milieu du chenal le plus profond;
2° les eaux seront franco-espagnoles;
3° une Commission Internationale des Pyrénées sera instituée ayant pour tâche de régler tous les litiges. La France y sera représentée par le Commandant de la Station Navale de la Bidassoa;
4° le droit de pêche n’appartient, en toute exclusivité, qu’aux riverains.
En 1886, autre Convention qui, sans modifier le fond de la précédente, apporte quelques précisions; il en fut de même en 1894, 1906, 1924, 1954.
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ENFIN
Il aura fallu attendre 653 ans
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Borne N° 1

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CETTE QUERELLE
a été rapportée par

THEODORIC LEGRAND
de l’Ecole des Chartes
DANS UN MEMOIRE DE 94 PAGES
du XV ème siècle AU XVIII ème siècle

il figure dans notre rubrique
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LE JOURNAL
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1203 Une charte du roi de Castille, nouveau souverain du Guipuzcoa, détache (?) cette vallée, de Saint-Sébastien dont elle relevait d’après la charte accordée par son ancien souverain le roi de Navarre Sanche le Savant. Elle octroie au conseil de Fontarabie, avec Irun, Lezo et Passages, le statut même de Saint-Sébastien, la franchise générale de péages et le droit d’élire chaque année son alcalde et son prévôt, « prepositum et alcaldem ». Datée du 18 avril 1203 par divers auteurs, la copie diplomatique de 1510 la date du 18 avril 1246, mais elle est en tous cas de cette même époque de la charte de Rouen accordée à Bayonne en 1215 par le roi d’Angle­terre.

1203.» La charte de Fontarabie lui accorde avec les 2 rivières d’Oyarzun et de (?) Fontarabie même, la franchise totale de péage en Castille, et moyennant 500 maravédis par an le port d’Astubiaga ou Asturiaga. On peut le localiser comme port fluvial à Astubiriaga, pour communiquer sur l’Uruméa avec Saint-Sébastien (Donostia), ou comme port de mer dans l’anse du Figuier, terminus de la navigation fluviale depuis Santestevan (Donostibiri). Le port dans la Bidassoa devait y être toutefois dès l’origine car le prieur de Zubernoa était obligé d’y faire repasser la nuit la gabarre qui lui était concédée le jour sur la rive d’en face.
1245 La déclaration de bonne correspondance avec la Navarre signale l’origine de ce trafic descendant laine, vin, charbon et fer ou argent de la haute Bidassoa, jusqu’à Fontarabie monnayant ses droits de port franc.
1347 Un acte du 29 mars concerne les facilités particulières accordées à Domi­nique de Lastaola, pour l’usage de la rivière, que Fontarabie lui refuse le droit de transmettre, objectant ainsi son monopole.
Henri fait passer la Bidassoa à 20 000 hommes, envoie Ruy Diaz de Rojas avec 200 bateaux le long de la côte, prend Saint-Jean-de-Luz aux Anglais et les assiège dans Bayonne.
1415. La tour de Munjunito est élevée du pied de la falaise d’Hendaye, couronnée en maison forte, probablement vers le port de la ville.
A la tour du Guardiagafia, mentionnée alors près d’Irun, on peut ratta­cher toute une génération d’une vingtaine d’ouvrages antérieurs au XVIII» siècle, avec entrée par échelle escamotable à 4 mètres du sol, et à hauteur maximum d’une lance de cavalier suivant le vieux principe navarrais. On en voit encore 4 jusqu’à Oyarzun, et 4 couronnent le Jaïzquibel, dont Erramutz, Sante Barbara
1419 Ferran Peritz de Ayala avec 8 000 castillans va brûler l’église de Saint- Jean-de-Luz et repasse la Bidassoa.
1451 A la suite du traité de Ayherre signé en mai au château de Belzunce, où le Labour reconquis sur les Anglais par Gaston VII de Béarn devient définitivement français, un premier groupe de 40 maisons se bâtit à Hendaye, appuyé par une tour-frontière, et les jurats d’Urrugne, patronnés par le châtelain d’Urtubie depuis le XIe siècle, y nomment un syndic pour l’administrer.

1458 La première commission mixte franco-espagnole reconnaît à l’Espagne la propriété du fleuve dans tout ce qu’il recouvre à hautes eaux, mais ce texte dont l’original brûlé en 1498 ne put être produit par la suite, demeure lettre morte au moins en ce qui concerne la tour d’Hendaye, dont le pied était dans l’eau. Un poteau-frontière en pin aurait été planté alors sur la rive française.
1478 Ferdinand et Isabelle sont rois catholiques en 1474,
le 23 septembre 1475 Louis XI de France s’allie contre eux à Alphonse V de Portugal et envoie 40 000 hommes avec Alain d’Albret, qui du 14 février 1476 met plus de 50 jours pour emporter le passage de la Bidassoa jusqu’à Fontarrabie, défendue par Juan de Gamboa. Arrivé le 8 avril sous la place, le sire d’Albret (Labrit) s’en écarte le 11 pour ravager Oyarzun et Renteria, repasse sous ses murs le 11 mai et la Bidassoa le 15. La paix est signée à Saint-Jean-de-Luz en 1478.
1480 Une ordonnance royale conservant le privilège de Fontarabie, prohibe port et maisons en pierre à Irun-Uranzu, défense du monopole confirmée en 1496
1489 Nasse ou pêcherie
Une ligne de pieux plantés dans le courant permet, à un endroit resserré, de tendre en travers un filet à saumons, et le 14 janvier Fontarabie obtient de tirer le filet de sa nasse en bas de Biriatou sur les terres riveraines de la maison de Bouniort, moyennant un saumon et 6 ducats par an.
1509 Les Hendayais arment leur tour plusieurs fois ébrêchée et colmatée, de 3 canons battant l’eau et le fort d’en face, et une autre tour française est entreprise à Béhobie, sans suite.
1510 Après les saisies du trafic navarrais en juin et septembre, et une entrevue fin 1509 entre le sénéchal des Lannes et le corrégidor de Guipuzcoa tra­versant avec sa vara ou barre de justice en signe de souverainté sur la rive française, une seconde commission mixte est composée de :
Me Mondot de la Martonie, président du Parlement de Bordeaux.
Me Guillaume de Laduchs, sénéchal des Lannes (de Bayonne).
Don Cristóbal Vasquez de Acuña, du Conseil de Castille.
Don Francisco Tellez de Ontiberos, corrégidor de Guipuzcoa (à Tolosa).
Ne se prononçant pas sur la souveraineté que Fontarabie proclamée exclusivement espagnole et que le châtelain d’Urtubie réclamait mi-fran­çaise et mi-espagnole, leur sentence du 10 avril à Saint-Jean-de-Luz recon­naissait un usage commun du fleuve, avec un port à Hendaye mais sans l’usage de barques à quille.

1512 Ferdinand est roi catholique, allié à Henri VIII, roi d’Angleterre ; Louis XII est roi de France allié à Jean d’Albret, roi de Navarre.
Jean d’Albret et le Duc d’Angoulême, futur François 1er de France, revenant d’assiéger le duc d’Albe à Pampelune, passent sur la Bidassoa par les cols de Velate et de Maya, et les Anglais débarqués à Passages de Fontarabie se rembarquent après avoir dévasté Hendaye. Une trêve d’un an est signée à Urtubie le 1″ » avril 1513.
1521 Charles Quint est empereur en Espagne et François 1er roi de France.
L’amiral Guillaume Gouffier de Bonnivet, gouverneur de Guyenne, passe sur la Bidassoa par le Col de Maya avec 7 000 hommes, s’appuie sur Biriatou pour prendre le fort Gasteluzar, brûle tout Irun et affame Fontarabie, où Diego de Vera capitule le 15 octobre après 10 jours de place, contre D. Pedro de Urdanibia embusqué à Irun.
1522 D. Beltran de la Cueva, vice-roi de Navarre et capitaine général de Guipuzcoa, futur duc d’Albuquerque, bloque Fontarabie et l’alcalde et capitaine Ochoa de Asua occupe Gasteluzar depuis avril. Pierre de Semper (Saint Pée) et le sire d’Urtubie passent la Bidassoa avec les 1000 hommes de la milice du Labourd et des mercenaires allemands, et s’installent en haut d’Aldabe. Juan Perez de Azcue et Miguel de Ambulodi avec chacun 400 guipuzcoans les délogent de nuit le 30 juin, Don Beltran culbutant les Allemands.
L’hermitage de Saint-Marcial avec le blason d’Albuquerque y honore le saint de ce jour, avec une grande procession annuelle. Le maréchal de Chabannes de la Palice débloque la Bidassoa avec 4 000 hommes, mais en décembre le connétable de Castille, Inigo de Velasco, franchit le Pas de Béhobie avec le prince d’Orange.
1524 Revenant de ravager le Labourd sauf Bayonne et laissant la peste à Saint-Jean-de-Luz, le connétable et Philibert de Chalon, prince d’Orange, repassent la Bidassoa et le 24 mars ils reprennent Fontarabie au capi­taine Franget, après une défection de ses renforts navarrais.
1524 Ayant repris possession de Fontarabie, Charles Quint donne à son château carré des murs massifs épais de 3 mètres et organise les murailles de la ville en un système continu reliant le bastion nord de la Madeleine, aigu, au bastion sud de la Reine, rond et flanquant la porte, par les 2 bastions San Nicolas et Leyva au pied du mont.
1526 François 1er de France
Le roi prisonnier depuis la bataille de Pavie est échangé le 15 mars au milieu de la Bidassoa contre Messieurs les Enfants, ses fils, envoyés en otages en Espagne. Ses fils et sa fiancée Eléonore de Castille, sœur de Charles Quint, lui seront échangés à nouveau le 1er juillet 1530 contre 1 200 000 écus d’or.
1565 Charles IX de France Catherine de Médicis, sa mère Elisabeth de Valois, sa sœur mariée à Philippe II d’Espagne.
Transportés à la rame « à un lieu appelé Endaye » le 14 juin, le roi et les deux reines y prirent une riche collation avant de gagner Bayonne et après 17 jours de fêtes la reine mère a raccompagné sa fille à Hendaye.
1531 Sous peine d’avoir le bâteau brûlé, le déchargement obligatoire à la Casa Lonja ou douane de Fontarabie, est le privilège reconnu par l’article 106 de ses statuts municipaux et s’impose à tous de tout temps et même aux Hendayais.
1531 Nasse du châtelain d’Urtubie, au pas de Béhobie Nasse du prieur de Santiago, au pas de Santiago Nasse de Fontarabie, en aval de Santiago

1538 La sentence provisionnelle de 1510 ne tolérant que le seul moulin du prieur de l’hôpital, Fontarabie affirme son droit et fait détruire au canon un moulin neuf du châtelain d’Urtubie.
1542 D. Sanche de Leyva, capitaine général, vice-roi de Navarre, refoule de la Bidassoa la milice du Labourd, brûle Urtubie et pousse jusqu’à Saint- Jean-de-Luz avant de repasser.
1545 Un traité de bonne correspondance avec la Navarre mentionne à Fonta­rabie prévôt, jurats et conseil.
1558 Philippe II, roi d’Espagne, et sa femme Marie Tudor, reine d’Angleterre, sont contre Henri II, roi de France.
Sous les ordres du duc d’Albuquerque, le capitaine général Diego de Carvajal s’avance rapidement de Fontarabie et brûle entièrement Saint- Jean-de-Luz le 31 juillet, ainsi que le rapporte l’historien Garibay qui participa à l’expédition. Le roi de France donna 18 000 livres pour recons­truire le quai.
En retour, Antoine de Bourbon avec les troupes protestantes de sa femme Jeanne d’Albret, reine de Navarre, échoue contre Fontarabie.
1565 Charles IX étend à Urrugne et Hendaye la franchise douanière (assise) déjà accordée à Saint-Jean-de-Luz par Louis XI, pour moitié, et géné­ralisée par Henri II. Il fut souvent difficile d’en faire admettre le privi­lège à l’entrée de Bayonne.
1565 Vers le temps de la visite de Charles IX, le syndic nommé est remplacé par 5 jurats élus à Hendaye sous contrôle d’Urrugne.

1566 Poste de guet entretenu par la confrérie de San Pedro en haut de San Telmo, pour les baleines.
Les baleines franches noires (sardes, 15 mètres de long) pêchées au harpon à l’époque de la sardine et très nombreuses au XIII siècle dans le golfe de Biscaye, reculèrent progressivement et les Basques spécialistes uniques de leur pêche, les suivirent de plus en plus au nord jusqu’aux baleines franches boréales (mysticetus, 25 mètres de long) de l’arctique.
Les armes de Biarritz apposées dès 1351 sur un traité flamand, illustrent leur baleinière à quille courbe de 8 mètres, à une pointe le harponneur et ses deux fers encordés, le barreur et son aviron à l’autre pointe, 3 rameurs au milieu creux d’un mètre et large moitié plus, avec leurs 3 lances pour la mise à mort.
1574 Fontarabie oppose son monopole théorique aux Français, par lettre du 5 juin, et l’oppose en fait à Irun, dont elle fait démolir la nasse par le corrégidor de Gipuzcoa.
1579 Après une saisie de trafic labourdin par Fontarabie en 1577, et la mise à mal de ses alcades traversant à Hendaye avec leur barre de justice, en 1578, ainsi qu’un conflit de nasses renouvelant celui de 1531, une troi­sième commission mixte ne parvient pas à réunir Don Gonzalo de Torrijos et Don Martin de Hiribarren, délégués par le vice-roi de Navarre, et les commissaires nommés le 8 juillet 1579 par le roi de France Henri II.
1595 Fontarrabie Une bulle du pape Clément VIII reconnaît la confrérie de San Pedro.
1598 Fontarrabie Philippe II a doublé la muraille à l’extérieur par le boulevard Saint- Philippe à l’ouest, le boulevard de la Reine au sud. Il a élevé au cap Figuier un château de mer confié au Capitaine Général Velasquez. On compte cette année de sa mort 40 artilleurs et 30 fantassins dans la place, dont l’escarpement est renforcé à l’est par un mur qui s’effondre dans l’eau peu après.
1598 Monseigneur d’Echaux, évêque de Bayonne, souscrit à la construction de la chapelle Saint-Vincent d’Hendaye.

1604 Par arrêt français en Conseil des Finances, le poisson de Hendaye à Capbreton est excepté de l’édit d’embargo pour être débité en Espagne malgré la guerre.
Une embarcation d’Hendaye, pour avoir tiré une baleine sur le sable d’Ondarraïtz sans passer à Fontarabie, y est brûlée le 16 février.
Les embarcations de Fontarabie disputent une baleine à celles d’Hendaye

1607 Une embarcation d’Hendaye, pour avoir tiré une baleine sur le sable d’Ondarraïtz sans passer à Fontarabie, y est brûlée le 16 février.
Les embarcations de Fontarabie disputent une baleine à celles d’Hendaye le 16 janvier 1619 et ont le dernier mot : on peut dater de cette époque un accord disposant entre autres, que si les Hendayais ont le pouvoir de harponner la baleine, le privilège de l’achever et de la fondre moyennant prélèvement revient à Fontarabie.
Malgré l’évolution des rapports suivant la paix des Pyrénées, une baleine et son baleineau furent disputés le 4 février 1688 encore avec le même sort.
En mars 1612 , les alcaldes de Fontarabie défendent à Harostegui, prieur de Santiago, de mettre à l’eau une barque à quille dont il voulait se servir pour la pêche.
Arch. de Fontarabie, lettres
EN 1617 Le soir même, trois navires de Hendaye qui se trouvaient dans la baie, prêts à partir pour Terre-Neuve et la Norvège, furent capturés par les Espagnols
Une seconde troupe armée, aussitôt envoyée de Fontarabie, dut s’enfuir devant l’attitude menaçante des Hendayais.
Le lendemain, 18 janvier, au matin, le Conseil Communal de Fontarabie se réunit en assemblée extraordinaire et décida que toute embarcation française rencontrée dans la baie serait immédiatement saisie et brûlée
En mars 1617, l’alcade de Fontarrabie (ville frontière du Pays basque espagnol) poursuivit en territoire français un criminel fugitif.
Les habitants d’Hendaye s’opposèrent à cette violation du territoire français, et l’alcade et ses aides furent emprisonnés, à Bayonne.
En guise de représailles, les Espagnols confisquèrent trois navires de 160 tonneaux, appartenant à Joannis de Harismendy et Joannis de Aragorri,mariniers de Hendaye.
Deux navires étaient destinés à la pêche de la « molue » à Terre-Neuve, et le troi­sième à la pêche de la baleine en Norvège.
Ce dernier navire était. la Marie et Saint-Jacques, dont le capitaine était Joannis de Harismendy
. Les ports du Pays basque français étaient déjà en mauvais état, et les navires d’un fort tonnage allaient compléter leur armement dans les ports espagnols.
Les trois navires étaient à l’ancre devant Fontarrabie, déjà « avitaillés », et les avances payées aux deux cents hommes d’équipage.
Les Espagnols jetèrent les vivres à la mer, puis laissèrent pourrir les navires pendant plusieurs mois.
Les propriétaires adressèrent une requête au roi de France pour rece­voir une indemnité, étant donné que les navires avaient été saisis par repré­sailles, alors que les habitants d’Hendaye avaient agi pour défendre la sou­veraineté de leur roi
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PLUS GRAVE
Le 9 février 1619 se déroula l’agression ci-dessous:
Ceux de Hendaye ayant aperçu quelques bateaux au lieu de Bidart en pleine mer poursuivant une baleine qu’ils avaient blessée près de leur port. de Bidart, sortirent dans trois ou quatre chaloupes environ de 30 hommes de ceux dudit Hendaye pour secourir ceux de Bidart, et par ce moyen avoir part de la pêche de ladite baleine.
Et bientôt., sortirent dudit Fontarrabie du port appelé La Magdeleine, dix chaloupes ou plus, équipées d’hommes armés, lesquels furent une lieue ou plus avant dans la mer, après les chaloupes sorties dudit Hendaye ; et les ayant rattrapées, et d’aucuns d’eux maltraités de coups, voire trois ou quatre délaissés comme morts.
.Auraient laissé aller tous lesdits bateaux dudit lieu de une baleine dans la rade du Figuier .Bidart, avec leurs gens, retenu et amené avec eux le roi de France ordonna à ces trois pinasses armées en brigantines fussent postées à l’entrée de la Bidassoa, avec mission de s’emparer de tous les bateaux espagnols qui passeraienr devant de Sokoburu tous ceux de Hendaye, jusques nombre vingt six à vingt sept hommes prisonniers, lesquels ils détiennent audit Fontarrabie.

le 3 novembre 1665 les Hendayais capturèrent une baleine dans la rade du Figuier et contrairement à ce qui s’était toujours passé jusqu’alors, la ramenèrent directement au port de Hendaye.
Ils en furent si joyeux que, grimpés sur le dos du monstre, ils burent en choeur à la santé du roi de France.
( archives de Bayonne EE88 )
Le 16 septembre 1666 un navire Marseillais, se présentat dans la baie du Figuier
.Dans , la nuit les Hondarribiars vinrent se saisir du bateau pour le tenir à la Lonja et débarquèrent les marins…Ceux-çi, bien vite, rejoignèrent les Hendayais et ensemble capturèrent un navire de Hondarribia qui revenait d’Angleterre.
C’est alors que les commissaires français qui ne croyaient à un accord avec leurs homologues espagnols, prisent une décision unilatérale, le 26 février 1667 ils proclamèrent qu’au roi de France revenait la propriété de la moitié de la Bidassoa, d’Enderlaza à son embouchure , entre les sables d’Ondarraïtz et les rochers du cap du Figuier
En outre qu’ ils permirent aux Labourdins de naviguer sur des embarcations pourvues ou non de quille La tension restait vive des deux côtés de la Bidassoa.
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En mars 1680, le roi de France ordonna à ce que trois pinasses armées en brigantines fussent postées à l’entrée de la Bidassoa, avec mission de s’emparer de tous les bateaux espagnols qui passeraient devant le chenal de Sokoburu
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En 1680 l’ouvrage fut complété par deux autres tours de construction légère. Il eut une belle occasion d’intervenit l’année suivante
Pour venger des pêcheurs Hendayais massacrés par leurs concurents de Fontarrabie,
Louis XIV fit tirer par la tour 1.000 coups coups de canon sur cette ville et ordonna la construction immédiate d’une redoute mieux équipée
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le 28 janvier 1681 les Hendayais virent une baleine au large d’Ondarraitz. Ils mirent cap sur elle et une de leurs chaloupes étant arrivée à sa hauteur, les pêcheurs se disposaient à jeter leur harpon .C’était sans compter sur l’opinâtretié de ceux d’Hondarribia qui les menacèrent de deux mousquets, de pierres et de couteaux à dépecer….A cause de leur infériorité numérique, ils n’étaient que sept à huit hommes par chaloupe pour une douzaine pour celles d’Hondarribia, ils se retirèrent. Bléssés dans leur amour propre ils virent alors leurs concurents de Fontarranie harponner la baleine ! Cette vexation parmi d’autres, le ministre ordonna au capitaine de frégate de Roux d’armer trois brigantins de Rochefort et les trois chaloupes de Bayonne qui. l’année précédente, avaient gardé l’entrée de la Bidassoa.Ces bâtiments parurent dans la rade du Figuier le 30 avril dans l’après-midi. La venue de ces navires réconforta les Hendayais qui envoyèrent une chaloupe avec onze matelots pour aider à l’amarrage. Vers 10 heures du soir, un officier aperçut deux barques du côté du quartier de la Madeleine à Fontarrabie.On offrit à bord, l’hospitalité aux Hendayais qui refusèrent .
Dominique de Galbarreta présisa sur un ton badin qu’un habitant de Fontarrabie lui avait promis de le faire bouillir dans l’huile ! Ils seraient donc prudents. Mais , en dépit de leur vigilance, au moment où les Hendayais passaient la barre de la Bidassoa l’on entendit des coups de mousquet. répartis dans deux chaloupes postées à proximité de Rocabelza et une autre près de la pointe de Sokoburu attendaient leurs proies.Malgré leur courage et leur vaillance, les Hendayais s’inclinèrent devant la force numérique de leurs assaillants.
Ceux-çi , sans pitié, étranglèrent dans la chaloupe même avec leurs mains et à coup de pieds, le maître d’Aragorri, un jeune garçon nommé Etchart et un fils d’Irandatz. Les autres furent débarqués à Fontarrabie.
Au point du jour Pedro d’Illarreguy , boucher Hendayais qui fournissait Fontarrabie, fut invité par l’alcade d’avertir quelques- uns de ses concitoyens pour venir reconnaître des corps de noyés.On leur montra la chaloupe à moitié pleine d’eau contenant les dépouilles :
d’Esteben de Fagadi, maître de la maidon d’Aragorri, fils de Catherine d’Aragorri ; de Pierre d’Echart, de Marie de Lissardi ; de Joannis d’Irandatz fils de Marsan d’Irandatz et de Jeanne de Bergara.
Curieusement ils n’étaient pas enflés, comme d’ordinaire les noyés, mais avaient les vertèbres disloquées , la trachée artère entièrement comprimée et portaient des contusions à l’occiput. Le lendemain, Joannes de Haramboure qui pêchait à Sokoburu récupéra le corps flottant de Marticot d’Irandatz, non enflé, le cou très noir rt le corp meurtri.
Le 3 Mai au matin, fut retrouvé le corps de Sansin d’Arrupe et l’après midi ceux de lucas de Laparca et de Marsan de Romatet. Ils avaient le visage tuméfié , nez écrasé, la gorge ……….
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En 1685, Vauban était venu dans la région pour inspecter les
divers ouvrages militaires. Il s’adjoignit le marquis de Boufflers
et F. de Ferry inspecteur général des fortifications de  » Guienne. »
Après avoir visité le fort d’Hendaye, ils passèrent la Bidassoa
et, s’étant rendus à La Madeleine, faubourg de Fontarabie, ils
essuyèrent des coups de feu qui furent par trois fois dirigés sur
eux par les Espagnols, Pour montrer le mépris qu’ils avaient de
leur « tiraillerie », Vauban et ses deux compagnons ne quittèrent
le territoire espagnol qu’une demi-heure après que leurs insulteurs
se furent retirés.
Mais, dans le compte-rendu de cette visite,
adressé à M. de Seignelay, secrétaire d’Etat, Vauban proposait
de prendre Fontarabie pour avoir raison des injures qu’il avait
reçues ou bien de bâtir un fort pouvant contenir six ou sept cents
hommes de garnison sur une langue de terre à l’embouchure de
la Bidassoa, assurant que c’était le moyen de dominer la rade en
même temps que les Espagnols et de permettre àux habitants
d’Hendaye de sortir en mer, pour aller pêcher, sans que leurs
voisins pussent les en empêcher.
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En janvier 1688 eut lieu un nouveau conflit entre les pêcheurs français et espagnols
«  » Les habitants d’Hendaye et ceux de Fontarrabie estant à la pêche à la baleine, le dernier du mois passé, ceux de Hendaye en ayant harponné deux et tuées, les espagnols….qui estoient le double plus de gens les leur enlevèrent et les menèrent toutes les deux à Fontarrabie.Les Espagnols avaient 14 chaloupes et les Français 7. Les pêcheurs français protestèrent, car il était convenu par traité qu’en cas de dispute au sujet d’une baleine, elle devait être conduite au milieu de la Bidassoa pour y être partagée également entre les habitants de Hendaye et ceux de Fontarrabie. Le gouverneur de Fontarrabie ayant fait vendre ces baleines pour 760 écus, car «  » une sorte de poisson qui pourrit d’abord, elle n’aurait pu se conserver «  »Finalement , les habitants de Fontarrabie acceptèrent de payer la moitié, soit 833 livres. Le ministère de la Marine donna son accord à cette transaction
(Marine B265 f ) Pendant les longues avec l’Espagne et en dépit bien souvent, des traités de bonne Correspondance les incidents sur mer furent continuels
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En 1717, les habitants de Hendaye, ayant eu des difficultés avec ceux de Fontarrabie, ceux-ci se saisirent de trois navires armés pour la pêche de Terre Neuve qui étaient dans la baie du figuier à cause du mauvais temps. Le roi Louis XIII dut traiter cette affaire par voie diplomatique et n’obtint la restitution des équipages qu’en échange de prisonniers espagnols.Cet échange eut lieu le 4 mai 1617, mais au moment ou les matelots français abordaient sur la rive, à Hendaye, le chateau de Fontarrabie leur envoya dix coups de canon qui ne firent , du reste,du mal qu’au clocher de l’église.
On voit par ce simple fait, quel était, à ce moment, la nature des relations de voisinage entre les habitants des deux pays
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En 1769 D’Etchar Daragorri maître de la maison d’aragorri fut étranglé dans sa chaloupe par des espagnols
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. Le Traité des Pyrénées avait bien été signé en 1659, mais en 1701 les pêcheurs de Fontarabie avaient fait cuire à l’huile bouillante 10 pêcheurs d’Hendaye

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IL ETAIT TEMPS QUE CELA CESSE
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CES QUERELLES
ont été rapportée par

THEODORIC LEGRAND
de l’Ecole des Chartes
DANS UN MEMOIRE DE 94 PAGES
du XV ème siècle AU XVIII ème siècle

il figure dans notre rubrique
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FIN 1ère PARTIE

A suivre, LE VIEUX PECHEUR
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